Lorsque l’on voit la manière dont les unités de transport de matières dangereuses sont parfois placardées sur les routes, notamment au niveau de la plaque étiquette avec le poisson et l’arbre, on se rend compte que cette partie de l’ADR n’est pas clair.

Tout d’abord, on voit parfois des citernes rouler avec un autocollant présentant la marque « Matière dangereuse pour l’environnement (poisson) », ce qui sous-entend que pour eux, toutes les matières dangereuses sont concernées par ce symbole. De plus,  il n’y a pas dans le tableau A du 3.2 mention de cette plaque étiquette et pourtant avec la version 2011 de l’ADR cette plaque étiquette est devenue obligatoire pour le transport de certaines matières.

Alors comment faire pour savoir si oui ou non, le transport nécessite la présence de la plaque « Matière dangereuse pour l’environnement »?

En fait, on trouve un indice au 2.2.9.1.10.5 de l’ADR qui précise que les phrases de risque R50, R50/53 ou R51/53 doivent être attribuées aux substances ou mélanges classés comme matières dangereuses pour l’environnement (voir directives 67/548/CEE et 1999/45/CE). De plus, il faut que la matière soit classée dans la catégorie « Aquatic Acute 1 » ou « Aquatic Chronic 1 » ou « Aquatic Chronic 2 » selon le réglement 1272/2008/CE. Selon le CLP (Classification Labeling Packaging), cela correspond aux H400, H410 et H411.

Par conséquent, l’information pour savoir si l’on met le marquage ou la plaque étiquette « Matière dangereuse pour l’environnement » peut se trouver dans la fiche de donnée Sécurité d’où la nécessité de les collecter à chaque fois.

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